Communication suite au pré rapport de l'IGF sur l'Ordre des médecins

Corps de texte

LA REALITE DE L'ENGAGEMENT ORDINAL

 

Les conseillers de l'ordre des médecins du Morbihan ont lu avec attention l'article du Canard enchainé 'Le Conseil de l'Ordre des médecins malade sous tout rapport' faisant suite aux données d'un pré-rapport de l'Inspection Générale des Finances.

Cet article procède d’un amalgame aussi commode que trompeur.

Qu’il y ait pu avoir des dérives individuelles, des comportements contestables, voire des fautes graves dans certaines instances ordinales, nul ne le nie et il est sain qu’ils soient identifiés, dénoncés et sanctionnés.

Mais prétendre en faire le portrait global du fonctionnement des Conseils de l’Ordre des médecins relève d’une simplification abusive qui dessert davantage la vérité qu’elle ne la sert.

 

 La réalité quotidienne est tout autre.

 

La grande majorité des médecins engagés dans les Conseils ordinaux départementaux exerce cette mission de façon modeste, en parallèle d’une activité clinique souvent exigeante en conformité avec les lois, les décrets et les règlements qui les concernent.

Leur travail est discret, rarement médiatisé, mais essentiel : accompagnement de médecins en difficulté, médiation dans des conflits parfois complexes, défense de l’indépendance professionnelle, veille déontologique, soutien face aux pressions administratives ou judiciaires, prévention de la financiarisation, maintien du tissu des gardes, de la permanence des soins, de la continuité des soins, entraide des confrères dans la difficulté et la précarité.

Ce travail, parce qu’il ne fait pas scandale, reste invisible et donc trop facilement ignoré.

Il est intellectuellement malhonnête de laisser entendre que quelques abus, aussi choquants soient-ils, constitueraient une norme : ce serait confondre l'exception et la règle.

Dans toute organisation humaine, il existe des failles : la responsabilité est de les corriger, non de jeter le discrédit sur l’ensemble de ceux qui œuvrent avec rigueur et intégrité.

 Enfin, une telle présentation fragilise inutilement une institution qui joue un rôle clé dans l’équilibre du système de santé. À force de caricature, on alimente la défiance sans nuance et on délégitime ceux qui, précisément, s’efforcent chaque jour de faire vivre les principes de solidarité, d’entraide et de responsabilité professionnelle.

Les conseils départementaux et régionaux sont à disposition pour une concertation qui mette un terme définitif à cette mauvaise gestion mainte fois relevée.

 

Critiquer, oui. Généraliser, non.

La nuance n’est pas une faiblesse : c’est une exigence.

 

Les élus ordinaux du Morbihan

Paragraphes